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Faut-il refaire son DPE après la réforme 2027 ?

Retour à l'accueilPublié le 30 septembre 2026
Faut-il refaire son DPE après la réforme 2027 ?

Une évolution majeure du DPE en 2027

À partir du 1er janvier 2027, le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) va être modifié en France. La réforme prévoit une baisse du coefficient de conversion de l’électricité, qui passera de 1,9 à 1,7. Cette nouvelle méthode de calcul concerne également l’audit énergétique réglementaire et donne une place différente à l’électricité dans l’évaluation énergétique globale des logements.

Ce changement intervient peu de temps après une première révision du coefficient, passée de 2,3 à 1,9 au début de l’année 2026. Ce nouvel abaissement vise à mieux représenter le mix énergétique français et à valoriser le recours à l’électricité, de plus en plus présente dans le secteur résidentiel.

Pourquoi le coefficient d’électricité influence le DPE ?

Le DPE ne mesure pas uniquement l’énergie directement consommée dans un logement. Il convertit l’électricité utilisée en énergie dite « primaire », qui prend en considération l’ensemble du cycle de production et de transport. Jusqu’ici, cette conversion se faisait avec un coefficient de 1,9. Avec la réforme prévue pour 2027, ce coefficient descend à 1,7, rendant le calcul plus favorable à l’électricité.

Concrètement, cette évolution signifie que pour chaque kilowattheure d’électricité consommé, la quantité d’énergie primaire prise en compte sera moindre qu’auparavant. Cela peut améliorer la classe énergétique de nombreux logements, sans qu’aucune rénovation ne soit réalisée.

Quels logements sont concernés par la réforme ?

  • Les habitations chauffées principalement à l’électricité
  • Celles équipées d’une pompe à chaleur
  • Les logements utilisant l’électricité pour la production d’eau chaude sanitaire

Même si tous les biens n’en verront pas forcément leur étiquette évoluer, les logements proches d’un seuil de changement de classe (par exemple entre F et E, ou G et F) pourraient bénéficier d’un meilleur classement. Environ 300 000 résidences principales pourraient ainsi sortir des classes F et G.

Un changement de classe sans travaux

L’une des grandes nouveautés de cette réforme réside dans le fait que le classement DPE pourra changer, même sans modification physique du logement. L’isolation, le chauffage ou encore la ventilation demeurent identiques, seule la méthode de calcul évolue.

Un logement aujourd’hui limite entre deux classes pourra, dès 2027, gagner une catégorie supérieure, ce qui peut grandement influencer sa valeur ou ses possibilités de location, notamment pour les biens classés E, F ou G. Cette évolution ne fera en revanche jamais reculer un logement vers une classe inférieure.

Quelles conséquences pour la location et la vente ?

La classe DPE a un impact réglementaire direct sur la location. Désormais, un logement classé G n’est plus autorisé à être loué depuis 2025. Cette interdiction s’étendra progressivement : les logements classés F seront concernés dès 2028 et ceux en E à partir de 2034. Par ailleurs, certaines restrictions sur l’évolution des loyers s’appliquent également aux biens avec des notes F ou G.

Pour la vente, les maisons individuelles ou bâtiments monopropriété notés E, F ou G nécessitent, depuis 2025, un audit énergétique lors de la transaction. À partir de 2034, ceux classés D seront aussi concernés par cette obligation. Le passage à une meilleure étiquette grâce au nouveau calcul pourra donc alléger les contraintes règlementaires pour de nombreux propriétaires.

Faut-il refaire le DPE existant ?

Il n’est pas nécessaire de faire établir un nouveau DPE en raison du changement de coefficient. Les diagnostics existants resteront valables jusqu’à leur date limite habituelle. À partir de 2027, une attestation officielle peut être téléchargée gratuitement depuis l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME : elle indiquera la nouvelle étiquette correspondant au logement avec le coefficient mis à jour.

  • Les données du diagnostic initial restent inchangées
  • Seule l’étiquette énergétique est actualisée
  • L’attestation peut être jointe dans le cadre d’une vente ou d’une location
  • La validité reste alignée avec celle du DPE original

Pour l’audit énergétique, le même principe s’applique : une attestation rectificative sera éditable, sans remettre en cause les données ni les recommandations d’origine.

Comment anticiper la réforme pour les professionnels ?

Agents immobiliers, syndics de copropriété ou notaires peuvent dès aujourd’hui préparer leur portefeuille immobilier à cette réforme. L’utilisation de simulateurs dédiés (comme ceux proposés par des réseaux professionnels spécialisés) permet d’estimer la classe énergétique future d’un bien avec le nouveau coefficient.

  • Vérification de la date de validité du DPE
  • Simulation du classement après réforme
  • Anticipation des obligations locatives ou de vente
  • Rappel des échéances réglementaires pour la location ou l’audit énergétique

Faut-il refaire son DPE ? Ce qu’il faut retenir

Avec la future réforme du DPE en 2027, il n’est pas nécessaire de refaire immédiatement votre diagnostic. Les logements bénéficient d’une actualisation officielle de l’étiquette, disponible gratuitement. Cette mesure bénéficie particulièrement aux biens chauffés à l’électricité en leur donnant l’opportunité d’accéder à une meilleure notoriété énergétique sans travaux. Mieux vaut se renseigner dès à présent, simuler l’impact du nouveau coefficient et télécharger l’attestation au moment venu afin de rester en conformité et valoriser son bien.

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